GRASPE
Groupe de Réflexion sur l’avenir du Service Public Européen

Reflection Group on the Future of the European Civil Service

 

Courrier des lecteurs
 

Home
Revue GRASPE
Bibliothèque
Table des Matières
Courrier des lecteurs
Le GRASPE
Liens utiles

 

Écrivez-nous, votre lettre sera publiée dans cette colonne.    Write to us, your letter will appear here.

Click here :

 

Nous nous réservons le droit de ne pas publier des textes non signés ou contraires à la netiquette

 

Date

21 janvier 2011 Many thanks for your mail. There is a very important issue indeed concerning 55+ that needs to be addressed with urgency. For the purposes of the arrangements for part time working over the age of 55 transfers of pension rights from Member States do not count as pensionable years.
In my case it means that the 270 000 DM transferrred by Germany and the 16 500 Pounds transferred by the UK to the Commission's account on MY behalf do not count. I ask the question: WHY NOT? Specifically it means that a colleague who, say, has reached, at the age of 61. the maximum 70% pension entitlement through 35 years of work at the Commission can go half time and receive 70% + 10% = 80 % of his or her monthly salary. On the other hand, if I reach the age of 61, I will also have achieved 70%, but through my in-house years plus the pensionable years that were transferred in the form of 270 000 DM and 16 500 GBP I would only receive 50% + 10% of my monthly salary.
This is patently absurd, discriminatory and immoral . It means first of all that for the purposes of the 55+ arrangements that money is taken out of the equation altogether. It is as if it had never been transferred. Yet the Commission nevertheless has it and at the very least I should be paid interest on that money for the duration of my part-time working. Secondly, it would mean that I would be working 50 % of the time for 60% of my monthly salary whereas I could retire on 70% (and to rub salt into the wound I would still be paying a pension contribution). This in effect deprives me of the medically desirable opportunity to phase myself out of working life, as I would come under severe peer and spouse pressure - people would say: you must be mad!!! Why not retire straight away on 70%? But of course I may not wish to retire altogether. I may wish to continue working part-time, just like that colleague with exactly the same number of pensionable years who gets 80%.

As you can see, this is an important issue which will not go away. It affects too many people. There will be Article 90s, there will be court cases and there will be recourse to the Ombudsman. It would be better to correct this nonsense now and not let it fester any longer. The Commission must end its disgraceful discrimination against people with valuable experience of the real world on whose behalf Member States have transferred very considerable sums of very real money.

Thank you for now taking up this issue. Best wishes

Peter

15 février 2010 Les PIGS

Je viens de lire l'article que vous avez posté sur votre site concernant la Grèce.

Sa tonalité 'théorie de la conspiration' est malvenue, car le problème est très simple. L'État grec est corrompu et inefficace. 

Corrompu, ce n'est pas si grave car d'autres pays de l'UE le battent sur ce terrain douteux. Malgré tout, ce problème est à long terme un risque majeur.

Inefficace, c'est insupportable, car les sociétés modernes, complexes et fragiles, ont besoin d'un pilote.

Lors de l'entrée de la Grèce dans l'euro, chacun savait que les statistiques fournies pour la justifier étaient fausses. Mais on a fermé les yeux pour des raisons politiques, tout en demandant au gouvernement grec de redresser la barre de façon énergique.

Mais justement, redresser la barre, c'est ce que le gouvernement grec ne pouvait faire. Il a donc préféré se féliciter de son succès politique et laisser les choses aller.

On se réveille maintenant avec deux problèmes : 

- l'endettement généralisé des états, avec un risque systémique pour les plus fragiles, étiquetés du sigle injurieux de PIGS, qui reprend plus ou moins la liste des 'pays du Club Med', sobriquet pas plus flatteur. 

- un manque criant de gouvernance économique et fiscale au niveau européen, autre problème connu dès la mise en place de la monnaie unique, mais balayé sous le tapis pour de mauvaises raisons politiques.

Bref, la responsabilité est collective. La solution ne peut venir que d'un profond changement visant d'une part à créer un vrai niveau décisionnel européen dans ces matières et d'autre part à lui donner un vrai pouvoir de contrainte pour faire rentrer dans le rang les pays qui ne respecteraient pas les politiques communes.

Je conseille la lecture de deux articles :

Europe cherche patron. Urgent. (Slate) 

La baffe (Alekile) 

Marc

22 déc 2009 Les Shadoks de Copenhague

L'Union Européenne a pu mesurer son poids réel dans les affaires du monde à Copenhague. Le Président Obama a bien discuté avec la Chine (G2), l'Inde et le Brésil (G4), il s'est contenté d'informer l'Europe, pour ensuite présenter un texte vide comme un certain succès.

Poids nul.

Il faut dire que l'Europe a fait ce qu'elle a pu pour se ridiculiser. Les grands pays de l'Union se sont tous comportés comme des divas capricieuses et sourcilleuses de leur ego. Chacun y allait de son idée de dernière minute, de ses commentaires fielleux et de ses coups fourrés. Les petits pays, eux, couinaient comme d'habitude contre l'arrogance des grands, se gonflaient comme une grenouille pour proposer chacun leurs idées différentes et faisaient du bruit à défaut de faire du sens. La présidence danoise de la COP s'acharnait à confirmer son incompétence et sa fatuité.

Une fois de plus, l'Union n'a pas été capable de parler d'une seule voix.

Ce n'est ni la première ni la dernière fois que l'on fait ce constat. Les Shadoks, constatant que leur stratégie avait une chance sur mille de marcher se hâtaient de rater les 999 premières fois pour enfin pouvoir réussir. Eh bien, les Européens savent que leurs divisions sont la cause première de leurs échecs diplomatiques, mais ils continuent à se présenter en désordre et à tenter de se mettre en avant en bousculant les petits copains, en espérant contre toute raison, qu'un jour, ils l'emporteront.

Ça n'a pas une chance sur mille de marcher.

On souhaite bonne chance aux deux petits nouveaux, Van Rompuy et Ashton, pour rétablir l'ordre dans la cour de récréation. Pour être généreux, ça a une chance sur mille de marcher. Mais il est maintenant tout à fait urgent que ça marche du premier coup.

Jean-Paul

18 mai 2009 Investir dans l'éducation

J'ai eu l'occasion de voir et rencontrer Mr Van Parijs à deux reprises et les deux fois, je l'ai trouvé très polémique et d'un avis très discutable.

Je rappelle que lors de l'AG conjointe des 3 grandes écoles de Bruxelles en 2003 (si je me souviens bien), il avait indiqué ne pas être favorable au site de Laeken et de plus, il s'était permis de faire du lobbying via la presse belge et des instances europénnes contre ce projet accepté par les parents en AG en faveur d'un autre qu'il trouvait personnellement plus avantageux. Je trouve cette attitude très regrettable. Où je le rejoins, c'est que les parents vont accepter Laeken comme ils ont accepté rapidement Ixelles. Je me souviens du président de l'APEEE de Woluwé il y a 4 ans qui disait que des parents étaient venus pleurer toutes les larmes de leur corps pour s'opposer à la scolarisation de leur enfant à Ixelles et que quelques semaines plus tard, ils revenaient absolument enchantés.

Je ne veux pas m'étendre sur le titre "agicheur" de cet article. Ce ne sont pas les "écoles européennes" qui encouragent la ségrégation sociale mais bien l'Etat belge et les autres Etats membres (entre autres Italie et Angleterre) qui montrent aussi l'exemple en ne remplissant plus leurs obligations. Ce ne fait que conforter l'Etat belge dans sa résistance à fournir les infrastructures nécessaires à l'admission des enfants autres que ceux de CAT. I (enfants d'agents statutaires). Il est curieux de noter que depuis que la Belgique est certaine de ne pas voir les Institutions européennes localisées dans un autre pays, elle rencontre de plus en plus de problèmes à remplir ses obligations envers les EE.... La problématique des grandes écoles (Bruxelles et Luxembourg) est différente de celle des petites. Autant la place manque pour pouvoir intégrer les élèves hors CAT I dans les grandes écoles, autant les petites écoles "survivent" avec une très faible minorité d'enfants de CAT. I. Il arrive même qu'il n'y ait qu'un ou deux enfants d'agents statutaires et une dizaine voire une quinzaine de CAT II ou CAT III dans une classe. 

Alors, écrire que les écoles européennes encouragent la ségrégation sociale... franchement, c'est de la plus grande malhonnêteté. Le secrétariat général des EE, la Commission européennes, les directeurs des écoles et les associations de parents n'ont JAMAIS été opposées à l'accueil d'enfants de toutes les catégories.....pour autant qu'il y ait de la place pour au moins ceux de CAT I puisque ces écoles ont justement été créées pour que les enfants soient scolarisés dans leur langue maternelle/dominante et qu'ils puissent réintégrer leur pays pour des études supérieures. S'il y a trop d'homogénéité sociale, à qui la faute, donc ? On tourne en rond en constatant encore l'absence de section technique et/ou professionnelle. Plus d'infrastructures offertes donnent plus de possibilités de créer ces sections.

Les écoles européennes doivent-elles baisser les standards demandés par le Conseil Supérieur des EE ? De mon point de vue, NON. On voit ce que cela donne quand des pays n'investissent plus ni dans les bâtiments ni dans l'éducation : décrépitude des infrastructures jointe à une non-reconnaissance par des élèves dans le système éducatif (vandalisme, agressions,...). A chaque pays de faire des efforts. Il ne reviendrait pas aux EE de faire baisser ces standards. Ce serait une erreur. Ce n'est pas à cause de ces standards que les élèves hors CAT I ne sont plus admis dans les écoles de Bruxelles mais parce qu'il n'y a pas d'infrastructures suffisantes.

L'ouverture à d'autres types d'école, appelées type II et type III sont à l'ordre du jour. Mr Scriban en a parlé en AG en janvier dernier. Deux projets d'école de type II ont vu le jour (Parme et Heraklion). Il faudrait réaliser une étude sur la qualité de l'enseignement dans ces écoles pour que le baccalauréat européen ne soit pas galvaudé.

Si Mr Van Parijs évoque le ressentiment des personnes vivant à proximité d'une école européenne sans pouvoir y mettre leur(s) enfant(s) alors qu'elles doivent "subir" la congestion due aux bus, serait-il préférable que les parents des enfants scolarisés dans les EE les conduisent en voiture ? Là, on verrait vraiment de quelle congestion on parle. Nos écoles sont surpeuplées; c'est aussi une des raisons de la congestion.

Mr Van Parijs fait également état d'écoles néerlandophones envahient par des élèves francophones et dont le standard d'éducation serait en baisse. Que rencontrons-nous dans les écoles européennes : 48% de SWALS en maternelle francophone à Woluwé et 44% de SWALS en maternelle EN où les parents "native" se plaignent que la qualité pédagogique diminue.

A.

17 avril 2009 Un "manque d'enthousiasme compréhensible" ?

Je voudrais réagir à l'entretien sur les écoles européennes que vous avez publié dans le numéro d'avril. Je suis d'accord avec l'idée que les écoles européennes devraient enseigner plus l'histoire et la géographie de la Belgique aux enfants. Mais de là à dire que ce soit un "Apartheid", ce me semble scandaleux.

Le principe des écoles européennes à l'origine est d'offrir aux enfants des fonctionnaires la possibilité d'une scolarisation dans leur propre langue. Les écoles éuropéennes ne discriminent pas sur base ni de race ni de classe sociale. Ce sont en principe des écoles pour les enfants des fonctionnaires des Institutions, qui, bien que "généreusement payés", doivent dans la plupart des cas quitter leur pays d'origine et s'installer à Bruxelles ou Luxembourg avec tous les avantages et désavantages que ceci emporte.

Le statut créant les écoles européennes ouvre la possibilité aux enfants de la catégorie III (ceux dont aucun des parents ne travaille pour une des Institutions), hélas, ces enfants n'ont pas de place dans au moins 3 des 4 écoles européennes à Bruxelles parce qu'elles ont déjà atteint les limites maximales de leur capacité, et même dépassé le point où la santé et la sécurité des enfants sont en risque. Par exemple: à l'école BXL 2 (Woluwé) nous allons bientôt dépasser le seuil de 3000 enfants, et ça avec une infrastructure conçue pour 2800 comme maximum. Déjà aujourd'hui, il y a au moins un accident par jour, les enfants n'ont pas le temps de manger à la cantine, ils n'ont pas l'espace pour jouer dans la cour, etc, etc.

Cette manque de capacité est la conséquence de ce que M. Van Parijs considére un manque d'enthousiasme compréhensible de la part du gouvernement belge quand il s'agit de remplir ses obligations contractuelles par rapport aux écoles européennes: l'école de Laeken, qui aurait dû ouvrir ses portes en 2004, ne sera pas fonctionnelle qu'en 2012, et ceci si nous avons de la chance. Entre temps il n'y a pas encore des plans concrets pour ouvrir une 5ème école dont le besoin est déjà connu.

Voilà que les écoles européennes à Bruxelles n'ont pas l'espace pour accueillir même les enfants des catégories I et II convenablement. Il ne s'agit pas d'une discrimination contre les enfants des non-fonctionnaires vivant dans les communes où se trouvent les écoles (que ce soit à Uccle, Ixelles, Woluwé ou Berkendael -- site provisoire de la 4ème école). Il s'agit plutôt d'une situation catastrophique, produit de la négligence de l'état belge, qui nuit au bien être des enfants des fonctionnaires chaque jour qu'ils passent dans des écoles surpeuplés.

J'inviterai Monsieur Van Parijs à refléchir au fait que même si les fonctionnaires ne paient des impôt belges, nous payons une taxe européenne et travaillons pour une construction dont la Belgique est un des plus grandes bénéficiaires. Selon un article paru il fait quelques 2 mois dans la presse belge, les fonctionnaires européens travaillant à Bruxelles représentent une source importante d'emploi et de revenu pour l'économie locale.

Laura

3 avril 2009 Ce sont les victimes d'apartheid qui vivent dans les ghettos

J'ai lu avec colère l'interview de M. Van Parijs. Car qui a organisé la pénurie dans les écoles européennes de Bruxelles, sinon les Autorités belges qui depuis 2000 ont été saisies de la demande d'ouvrir rapidement une quatrième école ? Il est scandaleux de maintenant reprocher aux Européens de vivre dans un ghetto dont on a soi-même construit les murs. Scandaleux aussi de renverser la notion d'apartheid en incriminant ceux que l'on parque et non pas ceux qui séparent. 

A qui douterait de la volonté active de créer sournoisement cet apartheid, voici un autre exemple. Le Parlement flamand vient d'approuver un décret limitant l'accès à la réserve foncière à des acheteurs ayant un lien avec la commune, décret applicable notamment à toute la périphérie de Bruxelles. La presse soupçonne que l'objectif caché du décret est, dans la lignée du Wooncode, d'empêcher les allogènes (lire 'Francophones') de s'établir dans ces communes. Mais personne n'a relevé l'objectif avoué de la manœuvre. Mark Demesmaecker (NVA), parlementaire flamand, déclare en effet dans Le Soir du 24 mars 2009 :

C'est la seule justification du décret : permettre aux citoyens […] de rester chez eux malgré la pression à la hausse des prix immobiliers due à l'arrivée de hauts revenus et de fonctionnaires européens.

Alors, qui crée les ghettos et qui imprime la marque écarlate sur les Européens, sinon les Autorités Belges ? Qui nous défendra ? Pouvons-nous compter sur notre employeur ?

S.N.

22 décembre 2008 Nouveau système REC

Ref : Commission en direct n°496 07.11>13.11.2008

Dans le courrier des lecteurs, à propos du REC, la DG ADMIN répond à propos de l'évaluation du niveau de performance :

" Le résultat de la coordination dépendra donc pour une grande partie également de votre évaluateur. Son rôle sera de communiquer de manière efficace son évaluation de votre performance afin de pouvoir assurer qu'elle sera reconnue à sa juste valeur. "

En d'autres termes, si votre évaluateur est un peu faible en communication orale ou tout simplement si ce jour là, il n'est pas en forme, votre carrière sera carbonisée.

Jeunes loups aux dents longues, un conseil, choisissez bien votre chef : il doit être un communicateur efficace puisqu'une grande partie de vos espoirs de promotion repose sur sa capacité à vous vendre à votre juste valeur. N'hésitez pas à refuser un poste intéressant ou dans lequel vous pourriez faire œuvre utile, si votre chef ne répondait pas à ces critères, car votre carrière en pâtirait.

JP

21 novembre 2008 Qui fait tapisserie ?

A voir le site de "TOUTE L'EUROPE" en général et la séquence video montrant comment la Commission "drague les chercheurs et leur fait du gringue" (je cite) :

 Intéressant de voir si langoureux Calcium et Chloride...
 Comme quoi, qui s'en souvient ? même la Chimie peut être torride

Quel dommage que ladite Commission ne soit pas aussi amène avec ceux qui servent chaque jour l'idée européenne dans ses murs, les fonctionnaires européens: pas assez maoïstes/atlantistes? trop européens? quel est leur défaut le plus grave?

Pour l'instant, voir le FT d'aujourd'hui, être maoïste/atlantiste n'est plus une qualité suffisante, il faut aussi oser "agir en Européen".....Pas "être Européen" (faut pas rêver, c'est le FT tout de même !) mais "oser": Pour oublier combien les temps sont durs pour les échines souples, je préfère fredonner la chanson de Baschung sur le même thème; il suffit de remplacer "Joséphine" par l'un ou l'autre prénom approprié, et ça fait l'affaire..

Paul

27 octobre 2008 Il n'y a pas qu'à la Commission

Je vous remercie pour le bulletin d'information n°12 que vous m'avez fait parvenir. Je l'ai lu avec attention et intérêt, et les réflexions qu'il suscite méritent débat au sein de nos institutions. Vous abordez différentes choses sous un angle que je ne connaissais pas (il faut dire aussi que je suis neuf dans la maison), entre autres l'implantation de l'euroscepticisme au cœur même des Institutions.

Moi qui viens d'une administration belge, j'ai trouvé dans certaines de vos réflexions un parallélisme frappant avec sa situation, dont on pourrait croire qu'une volonté cachée de "détricotage" agit en secret tant, sous le couvert de la modernisation, on y perd en connaissances et en efficacité, malgré des discours officiels dans le sens opposé.

Je vous félicite pour ce travail, et marque mon intérêt pour continuer à recevoir votre bulletin d'information et de réflexion.

P.

27 octobre 2008 Faites comme je dis ...

Je souhaiterais faire un parallèle avec les efforts de l'Union européenne (UE) via à vis des pays (considérés) en voie de développement et notamment de l'Afrique subsaharienne :

Dans les accords (MEDA, ALA, FED, de Voisinage,...) qui règlent notre coopération avec ces pays nous insistons fort sur le rôle que la société civile (la société civile englobe tous les acteurs non gouvernementaux - ONGs, syndicats, associations diverses...) doit jouer pour permettre un développement acceptable et équitable de ces pays.

Dons, il est clair que l'UE attache une très grande importance au rôle à jouer par la société civile y inclus par les associations syndicales dans le monde. Une éventuelle réforme des institutions (est elle désirable si tôt ?) doit absolument tenir compte de ceci.

J.

23 octobre 2008 Au cas où des représentants de GRASPE participeraient à la réunion avec M. KALLAS le 6.11, voici quelques questions qui peuvent animer le débat:

•  What is the real justification for the policy of compulsory mobility of staff at all levels, which is destroying a very substantial part of the professional expertise of the services of the Commission, and quickly leading to widespread professional incompetence? Isn't enough having ex-ante and ex-post controls of expenditure?

• What is the justification of the elimination in the EPSO Competitions of questions about the EC itself? Doesn't it lead to a longer time for recruited personnel to be acquainted with the policies and working methods of the Commission?

• What is the real justification for the policy of progressive externalization of tasks to executive Agencies, and of the increase of working contracts as temporary staff, instead as permanent "officials" or "other agents"?

• The Commission manages many of office buildings, new or renovated. In order to maintain the health and safety of its workers, what are the technical specifications about maximum amounts of dangerous chemical products (e.g. benzene, formaldehyde, Volatile Organic Compounds) in the air of the buildings or in the products used for the furniture and painting of the buildings? Has the Commission a sufficient number of competent personnel to carry on the necessary technical controls of these dangerous chemical products?

• Only one medicine doctor in the medical service in charge of assessing professional illnesses is a permanent official. All others are not. The non-permanent doctors may lack the necessary independence when having to make a diagnosis of a professional illness. Why isnt' a competition organized to fill these critical posts with permanent officials with a Diploma in Medicine?

• What is the justification for not making available to candidates having passed a Competition, the information about the actual vacancies open in the services of the Commission?

• When recruiting a trainee, it is not possible for a service to pre-select a trainee which has not chosen that service as a "First option". Since this option may be the consequence of an imperfect knowledge of the candidate of the structure of the services of the Commission, this restriction should be eliminated, offering the services more freedom to contact suitable candidates.

To me, these problems look like a programmed qualitative degradation of the European Civil Service, to put the Commission in the hands of National Administrations, consultants, and lobbyists. This de facto degrades the powers on paper of the Commission (of initiative, of management, etc.)

E.

16 octobre 2008 La crise financière et l’Europe en crise

Dès l’aggravation de la crise, de nombreux commentaires reconnaissaient qu’il faut plus d’Europe, plus de coordination, plus d’actions concertées pour lui faire face. Les grands principes arrêtés par le G4 du 4 octobre sous présidence française ont été favorablement accueillis par l’opinion.

Tout d’abord, ces recommandations et ces bonnes résolutions n’ont guère été suivies d’effet. Dans Le Soir du 10 octobre, Yvon Toussaint résumait ainsi la situation : « Il en est qui, machinalement, se tournent vers l’Europe. Mais ils ne voient que des nains partout. Lesquels se réfugient hâtivement dans leurs petits jardins privatifs en serrant leurs petites tirelires contre leurs petits cœurs frileusement nationalistes ».

Le gardien des parties communes, la Commission, se fit remarquer par son extrême discrétion.

La crise échappant à tout contrôle purement national, l’action coordonnée au niveau européen devint vitale. Après un pèlerinage franco-allemand pour invoquer les mânes d’Adenauer et de De Gaulle, un sommet européen décida le dimanche 12 d’un plan commun que, le lundi, les marchés accueillirent favorablement.

La grande peur passée, les gouvernements à nouveau réunis la semaine suivante furent tentés de retomber dans leurs vieilles ornières et de faire la fine bouche quand on leur proposa des objectifs et des politiques européennes.

Mais la trouille va revenir quand l’économie réelle va subir le choc de la crise financière. On trouvera une fois encore, mais temporairement bien sûr, quelques mérites à la construction européenne.

 Roland

27 juin 2008 Le marché a toujours raison

Vu à Lyon : dans le coeur des gens, la France vaut trois euros et l'Europe la moitié.

Cela vaut tous les sondages et toutes les analyses.

Jan

20 juin 2008 Repli identitaire

La méfiance des européens dans les institutions européennes n'a rien à voir avec un déficit supposé de démocratie dans son fonctionnement mais tout avec un repli identitaire de plus en plus marqué dans nos vieux pays. Il suffit de voir la résistance énorme envers les réformes dans ces pays. Ainsi, en France, des excités mènent en ce moment campagne contre la disparition du numéro de département dans l'immatriculation des véhicules ! Alors que tous les européens devraient souhaiter des plaques générales européennes, chacun se replie sur des notions vieillotes telles que le régionalisme, le terroir, etc. et dans le même temps on tolère de plus en plus les conduites communautaires justifiées par la tradition culturelle (le porc, la piscine réservée aux femmes, l'annulation du mariage pour cause de non-virginité de la femme...).

Etre européen, c'est être cosmopolite et les cosmopolites n'ont jamais eu bonne presse.

Hélène

19 juin 2008 Des politiques sans effet concret ?

Je partage la ligne générale. Je trouve également que nos politiques telles qu'elles sont mises en œuvre ont un caractère de moins en moins concret pour le citoyen qui ne perçoit aucune réponse à ses préoccupations. A cet égard, l'évolution de la politique régionale depuis l'ère Messina me paraît un exemple frappant.

Cela demande également à être lié à l'évolution de nos tâches par rapport aux effectifs (cf les discussions tenues à ce sujet dans les 1ères réunions de GRASPE: projets pilotes et micro-projets éliminés petit à petit car trop HR consuming et considérés trop risqués. Résultat: gestion d'enveloppes par les EM et invisibilité communautaire).

Didier

19 juin 2008 Une commission pleinement responsable ?

Je pense que la bonne réponse à la profonde crise de confiance démocratique dont souffre la construction européenne, et dont le vote irlandais est l'un des symptomes douloureux, consisterait à ce que d'une part la Commission soit formée et révocable par le parlement européen (ce qui donnerait aux peuples européens l'indispensable prise démocratique sur une partie importante de l'exécutif européen -la commission-, avec une majorité et une opposition) et d'autre part un renforcement du droit des Etats à la coopération renforcée à soumettre au seul vote des députés européens des Etats concernés, et non pas à l'approbation des autres Etats, dans le but de permettre à l'Union de s'approfondir en son centre.

Si ces deux réformes essentielles ne sont pas engagés, les conséquences (bureaucratisation et paralysie) provoqueront un rejet démocratique toujours plus fort qui risque de menacer à terme l'existence même des institutions et de l'Union. C'est cela qu'il faut dire. Passer outre la décision du peuple irlandais, seul autorisé à voter (!), dans le contexte actuel serait une dangereuse fuite en avant qui préparerait des lendemains (populistes anti-européens) qui déchantent.

Pierre

18 juin 2008 Le NON irlandais : comment en sortir par le haut

Pour la troisième fois consécutive, un peuple européen vient de dire non à la poursuite de la construction européenne.

On pourrait regretter que l’un des pays qui ont le plus bénéficié des aides européennes ait été ingrat, mais la sauvegarde des acquis est un fort incitant au maintien du status quo. On pourrait pointer les nombreux mensonges des partisans du non – comme par exemple l’affirmation que le traité de Lisbonne entraînerait la conscription des jeunes Irlandais dans une armée européenne – mais ces mensonges ne peuvent prospérer que parce que les gouvernants ont été dans l’incapacité de dire ce qu’ils feront une fois le traité en vigueur.

En réalité, les leçons des non français et néerlandais n’ont pas été tirées par les gouvernements. Sans projet lisible, ils se sont contentés de répondre aux souffrances économiques des peuples que les remèdes possibles n’étaient pas euro-compatibles. Ils ont continué à soutenir et pour certains à participer à des guerres impopulaires en Afghanistan et en Irak. Ils ont continué à libéraliser les services communs en dépit des bilans négatifs pour les citoyens des expériences déjà menées dans les transports et le marché de l’énergie. Ils ont continué à accumuler les règlements absurdes, tatillons, intrusifs et destructeurs des libertés individuelles. En un mot, ils ont continué des politiques qui laissent les citoyens insatisfaits.

Disons-le franchement. Les gouvernements ont au contraire flatté dans le sens du poil de la bête le nationalisme sous toutes ses formes, le repli identitaire, la xénophobie. Le fascisme et même le nazisme se montrent sans fard dans nos stades. Est-il si étonnant que la solidarité entre les peuples de notre continent ait si peu cours dans nos urnes ?

Un geste fort pour montrer que la Commission européenne n’est pas composée de technocrates irresponsables mais au contraire d’hommes politiques au contact des peuples aurait été que celle-ci démissionne en bloc, après ce nouveau désaveu démocratique. Qu’elle ne l’ait pas fait donne raison à ses détracteurs. Certes, la Commission n’est pas l’auteur du Traité et elle s’était même opposée discrètement au texte du Traité constitutionnel. Mais, qu’on le veuille ou non, et c’est une forme de succès, la Commission incarne l’Europe. Les citoyens attendent d’elle qu’elle accepte une responsabilité politique au lieu d’insinuer comme maintenant qu’on pourrait contourner la volonté populaire.

Les prochaines élections européennes sont l’occasion en or de débattre enfin de ce que nous voulons pour l’avenir de l’Europe. Il y faudrait des partis se regroupant par famille philosophique au niveau européen pour présenter un projet cohérent et éviter de ne parler encore une fois que des problèmes nationaux. Il faudrait que ces partis prennent l’engagement de se réunir en Constituante, pour qu’enfin un organe démocratiquement élu élabore une constitution courte et claire. Les juristes objecteront que cela impossible. Mais les politiques doivent dire que cela est nécessaire si nous voulons continuer l’aventure commune et échapper au déclin faussement inéluctable de notre modèle social. Cela permettrait enfin de s’affranchir de l’absurdité de ratifications à l’échelon national, où inévitablement les problèmes locaux prennent le pas sur l’intérêt commun.

Jean-Paul

 

[Top]

 
Page modifiée le 25 janvier 2011